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HADOPI : Ce qui va changer !

mardi 19 mai 2009, par Yann

Anéfé, la merveilleuse Ministre de la Culture du pays du fromage qui pue - j’ai nommé Christine Albanel - a réussi son passage en force (en réalité, ce passage en force reflétait la volonté farouche de son Maître, Sarkoléon).

La loi HADOPI a été acceptée par 53% au parlement français. Normalement, son acceptation par la deuxième chambres des Sénateurs ne devrait être qu’une formalité, puisque celle-ci est une franche partisane de la loi, et que les vils socialistes opposants ont annoncés qu’ils ne se déplaceraient pas.

Soit, alors que faut-il craindre de cette loi ?

En réalité pas grand chose dans l’immédiat. La mise en application des processus HADOPIEN se révélant tellement lourd, que la loi risque - comme annoncé par moults internautes, et députés - d’être simplement inaplicable.

Je rappelerais simplement que l’institution chargée d’étudier toutes les connexions litigieuses françaises ne sera composée que de 3 ou 4 employés à temps plein. D’après de savants calculs, il se trouve que chaque "juge" gouvernemental n’aura qu’une trentaine de seconde pour étudier la situation, c’est-à-dire au mieux, lire le numéro IP incriminé (pour IPv4 : 213.186.35.9/24, qui deviendra dès que l’IPv6 sera appliquée à tout un chacun : 2001:41d0:1:209::/64), faire le rapprochement avec l’auteur de la ligne, prendre note des fichiers litigieux échangés tout en déterminant la correspondance des IP, étudier des éléments plus pertinents à disposition, prendre la décision, l’inscrire dans la base de donnée, puis envoyer l’email d’avertissement.

Bien entendu, dans ce calcul, cela signifie que les "juges" en question ne prennent pas de pause pipi ou autres...

Vous le voyez déjà à ce niveau, on risque de remarquer très, mais alors très rapidement un bouchon et du retard dans le traitement.

Sauf que ce n’est pas tout, car avant d’en arriver là, il faudra la pleine coopération des FAI (fournisseurs d’accès internet) pour que les informations soient transmises au plus vite.

Quoi d’autres ?

Un jour ou l’autre (mais pas dans 10ans) la Cour de justice européenne balaiera la loi française pour différentes raisons, dont notamment l’interdiction de recours, la présomption de culpabilité et non d’innocence, la triple sanction, et pour bon nombre des cas de culpabilité non-avéré, etc ! Et dans l’attente de ce moment la loi aura coûté plusieurs centaines de millions € aux finances publiques (cf : cette information)

De manière plus précise, PCinpact recence ICI tous les points noirs de la loi.


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